Blackjack : les astuces pour jouer et gagner

« Une belle et grande aventure »

Crise boursière ou crise économique : rien ne va plus ! Et la mauvaise fortune vaut pour tout le monde.
Les casinos aussi vont mal. Ce sont leurs patrons qui le disent, le claironnent même maintenant : à la presse, à leurs autorités de tutelle, le ministère de l’Intérieur, celui du budget pour décrocher des compensations sur internet… Et qui laissent entendre encore que par ricochet, les collectivités locales pourraient finalement en pâtir.

Les casinotiers n’auraient donc actuellement pas un bon jeu en main. Auquel cas, le casino de Blotzheim aura alors joliment bluffé son monde jeudi soir.

Car au spectacle inaugural de ses quelque 800 invités se bousculant devant les tables du buffet, dans cette salle de gala gentiment chahutée par quelques artistes délicieusement impertinents, au cœur de cette nuit de gâterie générale éclairée aux flambeaux d’un cracheur de feu, le tout sous le sourire de Sheila, la marraine du casino (qui viendra chanter à Blotzheim), on n’avait pas vraiment là l’image de la misère et de sœur Emmanuelle. Alors le grand bluff ?

« 8 000 entrées et un record d’ouverture »Les responsables du groupe Lucien Barrière ont aimablement avancé une tout autre raison à ces réjouissances. C’est que Blotzheim, comme toujours diront ses fans ou ses détracteurs, ne fait jamais rien comme les autres. Avec quelque 8 000 entréeslors de ses deux premiers jours de lancement, son casino a battu « des records pour une ouverture », déclara fièrement le directeur Jérôme Colin. Et Sven Boinet, le président du directoire du groupe Barrière de relancer non sans humour. Oui, « Blotzheim ferait tache » dans le climat de sinistrose générale. Un phénomène… gênant à l’heure des doléances et que l’on aurait tenté d’expliquer pour les ministères par une clientèle majoritairement étrangère. C’est faux, évidemment !

Les Blotzheimois et la région frontalière jusqu’à Mulhouse comptèrent lourds, eux aussi, dans les 10 000 curieux de l’ouverture de la Toussaint. Mais l’assistance a aimé ces bons mots accompagnant la fierté générale de posséder désormais un tel équipement pour le développement économique et l’attraction de la région frontalière.

« Malgré le contexte économique délicat, nous avons respecté là nos engagements » rappela Jérôme Colin. À savoir « un établissement multi culturel, ouvert 365 jours par an et qui se fond le plus possible dans le paysage ».

Mais ce casino est aussi un lieu de vie et de travail pour 115 collaborateurs dont plus de 80 embauchés dans la région pour lequel le groupe Barrière, qui y aura investi 16 millions €, « espère 300 000 visiteurs annuels et attend à terme entre 15 et 20 millions € de chiffre d’affaires » précisa Sven Boinet.
« Ce fut une belle et grande aventure », commenta le maire Jean-Paul Meyer. Et un travail « colossal » ajouta-t-il. « Mon prédécesseur avait lancé les premiers dés, il a fallu créer de toutes pièces ce projet, le faire mûrir, le faire naître pour le concrétiser et enfin l’accompagner. »

Ses remerciements allèrent à son conseil, ses adjoints Lucien Gasser et Julien Zimmermann, à l’équipe municipale dirigée par Sylvie Wilb mais aussi au secrétaire d’État Jean-Marie Bockel et au député maire de Saint-Louis Jean Ueberschlag qui décrocha chez Édouard Balladur le classement en zone climatique, « la première pierre sans laquelle rien n’aurait pu se faire ». Pour sa part, Jean Ueberschlag eut une pensée aussi pour Robert et Gérard Brémond de Pierre et Vacances et leur conseillère et déléguée Françoise Picard qui sut mener le dossier de classement à maturité.

Et le député maire de Saint-Louis qui s’est dit ébloui en le découvrant de nuit – « c’est Las Vegas ! » — en est convaincu : « ce casino voulu par Jean-Paul Meyer et son prédécesseur Bernard Simon apportera un plus dans le dynamisme de cette région frontalière ».

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