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Les casinos français vont mal

C’ EST la pire année pour nous depuis vingt-deux ans. » Délégué général du syndicat professionnel Casinos de France, qui regroupe 104 des 197 établissements de jeu, Jean-François Cot a le blues. Sur son bureau, les mauvais chiffres s’accumulent. Sur les six premiers mois de l’année, « le chiffre d’affaires du secteur est en recul de 10,6 % ».

Et en juillet, le produit des jeux (PDJ) la différence entre les mises et les gains a même « chuté de 19 % ».

« Nous avons enregistré une baisse de notre activité depuis le début de l’année avec une accentuation en avril-mai, confirme Laurent Lassiaz, le patron du groupe JOA (ex-Moliflor), au troisième rang des casinotiers français derrière Partouche et Barrière. Pour 2008, nous nous attendons à une baisse de 15 % de notre chiffre d’affaires. » Chez Partouche non plus, l’ambiance n’est pas à la fête, avec un recul de 7 % de son bénéfice net au premier semestre. Et, « le second semestre 2008 peut être marqué par la poursuite du ralentissement d’activité avec impact induit sur la rentabilité opérationnelle », prévient le groupe.

La partie est donc mal engagée pour un secteur qui emploie 18 000 salariés et brasse 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires. « Nous sommes touchés à la fois par l’instauration en 2007 des contrôles d’identité à l’entrée, l’interdiction de fumer dans les lieux publics depuis le 1 e r janvier 2008 et, enfin, la morosité économique et les problèmes liés au pouvoir d’achat », explique Bruno Cagnon, directeur général des opérations du groupe Barrière.

Des atouts dans la manche

«La hausse des prix des carburants a aussi joué contre nous parce que les gens hésitent maintenant à prendre le volant pour s’offrir une soirée au casino », ajoute Jean-François Cot.

Les casinos gardent toutefois quelques atouts dans leurs manches. « Le poker autorisé depuis la mi-2007 marche bien. On constate une reprise des jeux de table et les jeux en ligne constituent un relais de croissance pour les groupes », assure le porte-parole de Casinos de France. « Mais cela ne suffira pas à contrebalancer la chute de recettes des machines à sous, s’alarme Jean-François Cot, la situation économique de nombreux établissements devenant préoccupante. » Laurent Lassiaz, le PDG du groupe JOA, reconnaît d’ailleurs avoir reçu « des demandes de reclassement de personnels employés par des casinos qui ferment ou décident de passer en exploitation saisonnière ».

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