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La crise est aussi dans les casinos

La crise économique a rattrapé les casinos. Où plutôt les casinos ont connu la crise bien avant l’effondrement du marché financier globalisé. « Les temps sont durs pour nous depuis janvier 2008, en cumulé, sur les dix premiers mois de l’année, notre activité a chuté de 15 % par rapport à 2007 », convient Pierre Beaugier, le directeur du Casino Barrière de Biarritz, le plus important de la région en terme de chiffre d’affaires (24 M€ en 2006-2007) et en nombre de machines à sous.

La situation n’est pas propre au Pays Basque. Les casinos français traversent une crise sans précédent. « La Côte d’Azur et la Normandie sont les régions les plus touchées, indique M. Beaugier. Mais ici aussi, cela devient très compliqué. La chute s’accentue tous les mois : -24 % en septembre, -32 % en octobre ! Nous clôturons l’exercice (au 31 octobre) avec une perte du chiffre d’affaires (CA) de 3,3 millions d’euros, c’est beaucoup. »

Les raisons de ce Tsunami qui touche tous les casinos terrestres du pays sont multiples, et bien identifiées : « En deux ans, explique Pierre Beaugier, nous avons pris en pleine figure l’obligation du contrôle d’identité aux entrées (novembre 2006), l’interdiction de fumer (janvier 2008), la baisse du pouvoir d’achat et donc l’effet de morosité qui en découle. Sans oublier la concurrence du jeu en ligne, qui se développe à vitesse grand V en France et qui, lui, n’est pas taxé. »

Malgré plusieurs opérations de communication et de marketing (sucettes non-fumeur, système des coaches, jeux de grattage, tournoi de poker), le casino n’a pas réussi à enrayer la baisse de fréquentation, surtout celle de la salle des machines à sous qui compte 220 appareils à rouleaux ou vidéo poker et « représente 85 % de notre activité ».

« L’été a été correct, et encore, nous avons eu moins de décroissance que les autres mois, -9 % au lieu de -15 %, la restauration s’est bien maintenue, tandis que la discothèque s’est écroulée (avec un CA divisé par deux), mais cela ne suffit pas. Nous allons continuer à faire le dos rond jusqu’à la fin de l’année, mais si la tendance est encore à la baisse en 2009, alors là oui, il faudra s’inquiéter et se poser des questions », dit Pierre Beaugier.

Dans la région, les « petits » casinos souffrent beaucoup plus que le vaisseau amiral biarrot du groupe Barrière. La plupart, comme à Capbreton par exemple, ont déjà demandé aux municipalités de diminuer les taxes appliquées sur le jeu. À Biarritz, on n’en est pas encore à demander la révision du cahier des charges, mais… « Nous sommes au maximum des prélèvements, à 15 % du produit brut des jeux, détaille le directeur. Notre baisse du chiffre a aussi des incidences pour la ville. Sur les dix premiers mois de l’année, nous avons versé 406 220 euros de moins à la commune. Nous lui payons d’autres redevances, dont une dite culturelle (150 000 €). Par les temps qui courent, c’est vrai que cela peut paraître lourd. »

Au plan national, le groupe Barrière devrait lancer un site de casino virtuel sur internet en janvier prochain. Le groupe espère ainsi rééquilibrer ses comptes. En attendant que l’État français autorise les gains pour les jeux en ligne, normalement à la fin du premier semestre 2009, comme la Commission européenne de Bruxelles le lui a demandé…

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