Blackjack : les astuces pour jouer et gagner

« Ils jouent 20 € au lieu de 50 € »

Tous les casinos sont touchés. » L’ambiance n’est pas à la fête cet été dans les établissements de jeux. Sur la Côte fleurie comme un peu partout. Ils enregistrent une baisse significative d’activité, par rapport à juillet 2007. Entre 9 et 20 % de chute de chiffres d’affaires ! Ce qui pèse lourdement, surtout dans un contexte déjà morose depuis janvier.

L’application de la loi antitabac a vite donné la tendance de l’année. Comme beaucoup de groupes casinotiers s’y attendaient, les résultats se sont dégradés. En cause : une fréquentation des établissements ralentie, ou un temps de jeu des clients fumeurs plus court. Cela malgré les aménagements réalisés par la plupart des casinos (terrasses chauffées, cabines fumeurs…). Et la baisse « programmée » en janvier ne s’est pas vraiment atténuée depuis.

Les directeurs d’établissement n’ont finalement pas pu compter sur la saison estivale pour sauver l’exercice 2008. « À l’arrêt du tabac, s’ajoute la morosité économique ambiante, souligne Éric Cavillon, le directeur du pôle des casinos Barrière de Deauville et Trouville. Avec une hausse du coût de la vie, du carburant, etc., les familles changent leurs habitudes. »

Le budget loisirs en a pâti. Sur les deux casinos Barrière, la baisse d’activité est chiffrée à environ 19 % par rapport à juillet 2007. « Notre clientèle vient pour moitié de la région parisienne, et pour un quart de départements voisins. Ils font moins facilement la route pour une soirée au casino », poursuit Éric Cavillon. Et quand ils viennent, ils misent en tout cas moins qu’avant. « Aux jeux de table par exemple, les mises sont environ 10 % plus basses que l’an dernier. »

Au casino Partouche de Cabourg, Stéphane Gilquin fait le même constat : « Au lieu de jouer 50 € durant une soirée, ils jouent 20 €. La fréquentation de l’établissement n’est pas en baisse, mais on ressent tout de même un ralentissement du chiffre d’affaires. »

Moins 9 % aux machines à sous en comparaison de juillet 2007, quand le casino rénové bénéficiait alors à fond de la carte « nouveauté ». L’engouement « a vraiment continué jusqu’à cet été. Mais on commence malheureusement à rattraper la moyenne nationale. Pour l’instant, l’effet est limité, mais on le voit tout de même. »

Pour les mêmes raisons de pouvoir d’achat et d’interdiction du tabac, le casino Tranchant de Villers-sur-Mer accuse le coup depuis janvier. « On ne s’attendait pas non plus à une baisse si importante. C’est alarmant. » Benjamin Tranchant indiquait lui-même dernièrement que « l’établissement faisait tout pour conserver les emplois. » Enfin au casino d’Houlgate (groupe Vikings), le directeur Loïc Piquenet note que « c’est délicat en ce moment pour beaucoup d’établissements. »

Lui reste toutefois assez content du casino de la perle de la Côte fleurie, qui enregistre une progression de 1 % par rapport à juillet 2007, et de 2, 5 % sur l’ensemble du début de l’exercice. Une progression toutefois « limitée » alors que le parc de machines a augmenté (30 supplémentaires, pour 80 au total) depuis décembre dernier.

« La fréquentation du casino progresse, mais les mises des clients sont plus basses », explique Loïc Piquenet, soulignant qu’il « faut trouver des solutions, comme des produits qui permettent au public de jouer plus longtemps et à moindre coût. On y travaille. »

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