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Ce jour-là, le groupe Partouche livrera aux joueurs 150 machines à sous et toute la panoplie des jeux traditionnels, de la roulette au stud poker en passant par la boule et le black jack. Le groupe a investi 22 millions d’euros pour aménager ce casino, complété par un hôtel, des restaurants et des salles de spectacle, au sein d’anciens locaux de la Chambre de commerce, à l’endroit où se traitaient les marchés du café et du coton au XIXe siècle.

Partouche veut faire de ce complexe « un centre de divertissement » capable de drainer, dans un bassin de population de 250.000 habitants, une clientèle qui jusqu’alors pouvait être attirée par les casinos de Deauville et Trouville sur la Côte fleurie ou d’Etretat sur la Côte d’Albâtre.

Pour Le Havre, une ville ouvrière qui fut dirigée durant trente ans par les communistes, l’arrivée des jeux marque une nouvelle étape de sa transformation entamée par le maire UMP Antoine Rufenacht qui a pris les rênes en 1995. « Cela ne signifie pas que nous voulons tourner le dos à l’industrie et au port qui vient encore de s’agrandir mais que nous voulons nous diversifier en considérant que les activités tertiaires sont celles qui créent de l’emploi aujourd’hui », affirme le maire.

Depuis plus de dix ans, la ville est un vaste chantier. Dans le centre, des milliers de m2 de bureaux ont été construits pour accueillir agences maritimes, centres d’appels et compagnies d’assurance. Au sud, les anciens quartiers portuaires sont livrés aux promoteurs qui en font des cités résidentielles au bord des bassins.

Ces changements se sont accompagnés de signes de reconnaissance venus de l’extérieur. Le Havre a ainsi obtenu successivement son classement comme « station balnéaire », « ville d’art et d’histoire » et « station nautique ». Et surtout, son centre reconstruit par l’architecte Auguste Perret a été admis en 2005 au patrimoine mondial de l’Unesco qui a vu dans cet ensemble « un exemple exceptionnel de l’architecture et de l’urbanisme de l’après-guerre ».

Tous ces bouleversements laissent de marbre la gauche qui estime que la « tertiarisation » voulue par le maire n’est qu’un « trompe l’oeil ». Elle fait valoir que la ville ne cesse de perdre des habitants, qui ne trouvent plus à se loger. « Rufenacht privilégie le centre-ville, devenu très cher et où n’habitent plus que les gens fortunés, en délaissant les couches moyennes qui sont obligées de s’exiler à la campagne », soutient Pierre Dieulafait, conseiller municipal Vert.

Pour le maire, elle s’affichera comme « un geste architectural fort » tandis que, pour le député communiste Daniel Paul, elle n’est qu’un projet « pharaonique » susceptible d’assécher pour longtemps les finances de la ville.

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