Blackjack : les astuces pour jouer et gagner

Casino à Bordeaux-Lac.

Bientôt 300 ! Le site Internet du casino Barrière à Bordeaux-Lac annonce la couleur. Mi-mars, il devrait pouvoir offrir aux joueurs un parc de 300 machines à sous. Soit 50 de plus que l’an passé. Il y a quelques semaines, le ministère de l’Intérieur lui a accordé 50 bandits-manchots supplémentaires. Une hypothèque judiciaire plane pourtant sur leur mise à disposition.

Le tribunal administratif, saisi en référé par les exploitants du casino de la Magdeleine à Gujan-Mestras, pourrait d’ici à quinze jours suspendre l’arrêté ministériel autorisant le groupe Barrière à développer son offre en Gironde. Une première audience s’est tenue mercredi. Sans que le président de la juridiction ne puisse examiner le contentieux.

« Rupture d’égalité ». Assez curieusement, l’administration a refusé jusqu’à présent de transmettre l’arrêté relatif au casino de Bordeaux alors que c’est un document public. La justice devrait le mettre en demeure de le faire dans les plus brefs délais. Les dirigeants de la Socodem, la société qui exploite l’établissement de jeux du bassin d’Arcachon, dénoncent une rupture d’égalité de traitement de la part du ministère de l’Intérieur.

Alors que le préfet de la Gironde avait émis un avis favorable à l’extension de leur parc, limité pour l’heure à cinquante machines, ils n’ont eu droit à aucun bandit-manchot supplémentaire. Conçu pour abriter 150 appareils, le casino est aujourd’hui en difficulté financière. Jusqu’à présent, le ministère de l’Intérieur arguait du fait que l’offre de jeux était pléthorique en Gironde, bien qu’il existe deux fois moins d’appareils dans le département que dans les Landes ou les Pyrénées-Atlantiques. Cela ne l’a d’ailleurs pas empêché d’accorder 50 machines de plus au casino de Bordeaux.

Cahier des charges. A la fin du mois de janvier, ce n’est pas la présence d’un trop grand nombre d’appareils dans le bassin ludique girondin qui a motivé le refus opposé par le ministère aux demandes formulées par Frédérique Ruggieri et Sentob Tolédano, les exploitants du casino de Gujan. Reproche leur a été fait cette fois-ci d’avoir violé le cahier des charges de l’établissement. « C’est un prétexte qui dissimule l’acharnement inexplicable du ministre de l’Intérieur », soutient leur avocat Me Richer. Le casino de Gujan est autorisé à mettre en service trois jeux dans une limite maximum de sept tables. L’administration lui fait grief d’avoir supprimé, pendant l’été 2007 et de son propre chef, le Black Jack et le Stud Poker pour se consacrer uniquement au Texas Hold Poker. Le casino avait obtenu le droit de substituer ce jeu particulièrement en vogue à la traditionnelle roulette, en perte de vitesse.

Le cahier des charges stipulant que l’établissement doit ouvrir au minimum un jeu de table pendant le fonctionnement des bandits manchots, les dirigeants soutiennent avec, semble-t-il, quelques raisons, qu’ils ont toute latitude de choisir selon les périodes le ou les jeux qu’ils entendent privilégier.

Absence.A partir de quel moment et sur la base de quels critères, l’administration a-t-elle considèré que l’abandon de jeux était caractérisé ? La question est restée sans réponse et pour cause. Le ministère de l’Intérieur ne verse aucune pièce susceptible d’étayer sa décision. Et mercredi, il n’a pas jugé utile de venir à l’audience pour s’expliquer. Mal lui en a pris. Hier après-midi, le tribunal administratif, présidé par Michel Delignat-Lavaud a d’ores et déja ordonné la suspension de l’arrêté ministériel rejetant l’accroissement du parc de machines du casino de Gujan.

Aux yeux du magistrat, la sous-utilisation de l’autorisation d’exploiter des tables de jeu ne peut pas justifier ce refus. Le ministère de l’Interieur devra donc réexaminer la demande du casino de Gujan. C’est la troisième fois en trois ans qu’un arrêté ministériel le concernant est suspendu par la justice administrative. Preuve s’il en est que l’établissement, pour des raisons assez obscures, fait l’objet d’un traitement un peu particulier de la part de l’administration.

La lumière jaillera peut être dans une quinzaine de jours devant ce même tribunal. Cette fois, ce seront les conditions d’attribution de 50 nouvelles machines à sous du casino de Bordeaux qui seront passées au peigne fin.

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