Blackjack : les astuces pour jouer et gagner

Bénéfice des contribuables

Si les établissements de jeux contribuent à animer hors saison les communes littorales, c’est surtout les subsides qu’ils leur rapportent qui intéressent les élus. Jean-Pierre Tailleur ne s’en cache pas. «Si ça fait entrer 3 millions d’euros par an dans nos caisses, cela soulage d’autant les contribuables.» Le maire de La Tremblade place la barre haute; à La Rochelle, le casino Barrière équipé de 140 machines à sous acquitte auprès de la ville une redevance de 2 millions d’euros (plus 50.000 euros de recettes des jeux).

A Jonzac, le groupe Barrière est également exploitant du plus jeune casino de Charente-Maritime (50 machines à sous depuis novembre 2004). «ça nous rapporte environ 600.000 euros par an», déclare le maire, Jean-Claude Texier, qui prétend que les Jonzacais ne fréquentent pas l’établissement.

«Généralement, les gens ne jouent pas chez eux, plutôt lorsqu’ils sont en vacances, en sortie. Le casino de Jonzac draine la clientèle de Cognac, d’Angoulême, aussi celle des curistes de passage sur nos thermes.»

A La Tremblade, le maire espère couper le ruban du futur casino début 2007. Celui de St-Trojan l’attend pour la fin de cette même année. Les deux devront attendre un an supplémentaire pour y entendre les premiers cliquetis de machines à sous (50 chacun, pour commencer). C’est à ce moment que les concurrents, à La Rochelle, Châtelaillon, Fouras, Jonzac et surtout Pontaillac, le plus proche, pourront se faire du souci. Vaguement inquiet, le directeur du casino de Royan-Pontaillac (175 machines) suppose toutefois que cette proximité sera cause d’émulation. Selon le principe du «Qui a joué, jouera», toute ouverture de casino crée de nouveaux joueurs.

«C’est une concurrence mesurée. Le groupe Eméraude ne se serait pas lancé dans cette opération chez nous s’il pensait déshabiller ses établissements de Châtel et Fouras», estime Alain Bohé. La gestion d’établissements de jeux est en effet plutôt de bon rapport. Les groupes affichent des chiffres à hausse (+ 6% en 2005 pour celui de La Rochelle) et les communes qui en tirent subsides s’abstiennent de remarques sur l’origine de l’argent.

Tout juste si, à La Rochelle, le groupe communiste au conseil municipal a tiqué dernièrement à propos d’une ristourne accordée au casino Barrière sur la redevance qu’il doit à la ville, au motif de son investissement dans les Francofolies. «Un casino n’est pas seulement un établissement de jeux, aussi un dancing, un restaurant…», justifie Jean Pierre Tallieu. «Puis aujourd’hui, les gens qui veulent jouer le font sur Internet selon des systèmes qui échappent à tous contrôles et taxes.»

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